VERTIGES DE SOI / PSYKOSE

 

PART.1

PART. 2

 

"VERTIGES DE SOI.II"
Texte & musique : K.Roll
Interprétation: Psykose



Quelle est cette obscurité... cette obscurité qui m’ouvre ces portes... la lumière ...
Je vois… qui je suis … dans ce monde –ci… ce monde là… mon monde à moi…
Ici je ne respire pas… je survis… j’étouffe…
Un regard sur ce moi, j’ouvre les portes de ce monde-là… je respire...
Les mots ne disent pas un mot, les larmes ne laissent aucune trace,
Ressentir n’est pas ressentir, voir n’est pas voir … pas comme cela… pas comme ici... quel est ce langage ? …
Quel est cet autre que je comprends sans qu’on me l’ai appris ?…
Entendre sans qu'un mot soit écrit... écrire ce qui est pensé ... des mélodies... des échos qui n'ont pas de sons... et qui parlent... toujours...
Les lèvres ne bougent pas... les encres ne coulent pas... l'aveugle qui peut voir... le sourd entendre... et ceux qui voient qui ne voient rien ici...
Et ceux qui croient tout entendre qui sont sourds... et je vois, et j'entends ...
Quel est cet « autre » ... tentative du formatage … pour ce dé formatage de soi...
Le duel de ces deux moi... contre et pour l'autre à la fois...et que je refoule comme une envie de vomir du regard…
Vomir de l’âme… une vie ici… un monde… les épreuves de cette « vie »… des outils… je ne vois que des outils… des outils pour devenir…
Me préparer… m’entraîner… fuir... partir ... redevenir qui je suis... pas je... mais je...
Les obstacles à passer… que je passe… et qui rendent toujours plus fort … plus fort de l’âme…
Et cette force… qui n’est point force ici… mais qui creuse… les différences de ces deux mondes en moi…
Ce moi… qui s’étale… qui envahit... qui ne se cache plus… et se faufile... je respire encore… dans cette trahison de moi...
Un aveux de ce moi... je reprends mon souffle dans ce moi… qui devient un organe vital…
Sans ce moi… mon cœur ne serait pas libre… libre mes pensées…. pour apaiser mon âme… ces maux d’ici… et pourtant j’aimerais…
Je souhaite dire au-revoir… pas au-revoir… juste au-revoir… je souris… je frôle cet équilibre… ce monde s’efface sous le poids de cette liberté…
Ici la force se brise… brise ce moi… je tourne en rond… je me perds… quand mes portes sont fermées et que je ne me retrouve pas…
Je cherche … où je vais… où sont ces chemins qui me mèneront à moi ? … où est cet endroit … où est ce phare ? … indiques moi l’endroit…
Entends ce souffle…ce souffle qui gonfle mes pensées, mes rêves, mes envies, ce qui je suis…
Je veux mettre les voiles... ma valise est prête… elle est vide… il n’y a que ce rempli de tout ce moi… ma valise est pleine…ici j’étouffe…
Et quand je m’emporte pour passer ces portes… je laisse sur le paillasson… ces soupirs d’ici… ces peines là… ces « rêves »… réalité là-bas… où est l’endroit pour planter ce décor là ?…
Je navigue… navigue dans les eaux de la vie ici… je scrute mon horizon au loin.. . trop loin… ne pas le voir… et je le vois pourtant …
Dans mes respirations j’insuffle cet air là…et je « m’emporte »…et pourtant je suis là… je pars… là-bas le temps n’est pas le temps… la distance n’existe pas…
Je me retourne sur ce moi… j’y suis… et tout s’efface de mes pensées… pourtant je me souviens… ici je vis… mais je vis aussi là-bas…
Mais pas comme cela… les choses ne se disent pas comme ça… ici je suis… rien de qui je suis… ici j’appartiens… à personne… et pourtant j’ai tout donné…
Je donne... le festin du cœur sur la table… l'offrande de ce soi ... débarrassez-moi... un cœur n'est pas un cœur ici... pas de souffrances…
La force de l’âme… qui dégouline sur le regard… ce corps où tout palpite de ce moi…
Ici on s’habille… camoufle son soi… nue de moi… l’habit ne se voit pas… ici je suis moi ... dans ce mensonge je ne suis pas moi…
J’entends… pour eux c’est l’inaudible… je parle … pour eux c’est une machination , une torture de l’esprit…
Et je me tiens à ce monde… du bout des doigts… sang pris... les pieds ici… c’est le vide… et je m’emporte… je m'emballe dans ce moi...
Je plane dans les Arts… j’encode… des airs… des mots… des images… pour l’équilibre…
J'exprime sans rien dire... dire les silences depuis ces bruits... mais plus je respire...
Et moins je respire ici… les poumons se compriment… se contractent... la crampe du bout des lèvres… j'en pince...
J'en pince de ce moi que j’inspire … que j'aspire comme à la paille… j’avale ce goutte à goutte…
Je me nourris de ce moi... j'en suinte … je transpire de ces palpitations ... de tout ce moi ... un goutte à goutte… un signe…
Le barrage prêt... prêt à craquer… tout ensevelir… tout dévaster... un cataclysme... une catastrophe... une nature qui se déchaîne... contre soi...
Monter des murs... une défense... se protéger... pour ouvrir des portes...
Les poumons faits que pour cet air de moi… qui souffle, qui coule… qui agite mes veines… dans ce cœur… qu’on comprime…
Et qui pourtant grossit… qui en met plein la figure… m'en met plein la figure... tout jeter... valdinguer... s'emporter... les coups portés...
Portés par ces vertiges... j'ai la nausée de ce moi... en moi... à en faire peur… à en faire fuir…
Le cœur ici n’est pas… et moi dans tout cela ?… qui ? qui comprendra ce langage … qui autre que moi ? …
je m'échappe... je t’échappe quand je pars… quand je prends cette liberté là…
Quand je suis ce torrent de moi… cet autre moi… non tout simplement moi…
Un roc me fait voler en éclat... me déchaîne en éclats...
Les tourments grondent de ces échos là... des échos... des cris ... une fuite...
Que tu imagines comme un amant… un amant que j’aimerais autant que toi… je n’aime pas autant… toi…
Ici… avec ce moi… et moi aussi ailleurs… un amant… ce moi qui m’aime plus que moi…
Qui me donne tout... prend... prends ce qui est à prendre… ici je pose les armes… que j’arme… le choc... contre ce roc...
Ce grain de sable... ces guerres là… deux mondes s’entrechoquent…
Volent en éclats sous l'effet des bombes ... les bombes que ce moi lâche sur moi... pas de victimes..
Soldat engagé pour ce moi … contre ce moi… tenue de camouflage… je lutte... je me reconnais pourtant…
Et je m’emporte… comme un otage … otage et victime de soi… les chaînes me retiennent… état de pesanteur…
L’apesanteur dans soi trop lourde parfois… qui plombe... me plombe... je coule… je revendique … et je me noie... j’étouffe …
Et pourtant je cris du regard… ce cri… de ce monde là « aidez-moi »… pas aidez-moi… juste « AIDEZ-MOI »…
Je ne tends plus cet appel là… je cris...j'hurle tout ce moi... sauve-moi mon moi !!!



K.ROLL - 2009
 
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