COMMENT CHOISIR UN PHOTOGRAPHE ?

Comment choisir un photographe ?

 

Avant toutes choses, une question essentielle est à se poser : qu’est-ce qu’un photographe ? C’est-à-dire dans la vision propre des choses. Car il faut bien pouvoir mesurer ce terme pour en définir ensuite le cheminement de sa recherche, logique en tout point de vue mais en la matière toutes les raisons se valent-elles vraiment ?

 

En premier lieu, plusieurs catégories de photographes se présentent actuellement à vous, pour les généraliser :

 

-         Le faux-tographe

-         Le photographe amateur

-         Le photographe artiste

-         Le photographe professionnel

 

Quelles sont les différences entre ces catégories si ce n’est que chacun pratique (à sa façon)  la photographie ?

 

-         Le faux-tographe : Un terme peu élogieux pour définir, dans le milieu de la photographie, ce qu’on appelle la photographie sauvage.

De façon générale, le faux-tographe ne sait avoir aucun recul, ni aucun jugement sur son travail. Il ne se range dans aucune catégorie reconnue ni acceptable dans ce corps de métier. 

Le faux-tographe juge son expérience personnelle comme étant suffisante pour répondre à toute demande. Les gros soucis que vous rencontrerez en majeur partie seront le manque d’expérience et de qualité des travaux qui ne seront  pas au rendez-vous.

La passion dans ces communes mesures n’est pas un filtre révélateur de qualité, c’est pourtant ce qui sera mis en avant pour vous présenter des prix frisant les pâquerettes.  C’est le seul « avantage » qui dans ce cadre peut être mis en avant  puisque le reste n’y est pas.

Vous les croiserez sur les annonces libres ou gratuites, ce qui est formellement interdit par la loi dans la mesure où ceux-là même n’auront pas inscrit et déclarée leur activité.

Les clients pour ce genre de procédés photographiques : les faibles et très petits budgets. Ceux qui n’accordent pas une valeur majeure et essentielle à ce poste.

 

-         Le photographe amateur : Dans la catégorie des passionnés. De ce que j’ai pu en constater, ils ne font aucune promotion de leurs travaux si ce n’est que vous pourrez plus facilement les croiser dans leur activité libre sur divers forums de partage.

Le photographe amateur s’apparente à mes yeux comme un laboratoire au ventre ouvert, d’expériences nouvelles, de prises de risques (pas toujours réussis mais parfois très étonnants). Pouvons-nous dire qu’il a une totale maitrise de sa pratique ? Je dirais que non puisque c’est bien plus généralement un petit côté  « au p’tit bonheur la chance »  qui s’applique dans cet apprentissage.

Les clients ou intéressés : très souvent dans le circuit du relationnel. On aime ou on n’aime pas, on a le goût du risque ou pas, c’est au choix. Question budget : en général ces photographes ne demandent pas de rémunération. Le client est à même de juger s’il souhaite néanmoins faire un geste symbolique ou pas.

 

-         Le photographe artiste : Nous dirons que le cap de l’amateurisme a été dépassé. Le photographe artiste est totalement libre dans sa pratique. Il cultive (en principe) sa vision du monde, la morale et les valeurs qui lui sont propres dans un intérêt général de partage. Les aspects techniques ne sont plus un obstacle. C’est bel  et bien l’alliance de divers outils techniques et humains posés dans un écrin d’inspirations individuelles.

Sont attentifs à cela les passionnés d’art en tout genre  et de créations artistiques. Le client est déjà plus avisé sur la qualité à relever depuis son intuition propre. Sont mis en avant « le regard de l’artiste », ses créations, sa façon de communiquer par le langage artistique. Les intéressés sont plus souvent des  personnes à la recherche d’un authentique, de l’unique… . Qualité à vérifier par ces temps ou l’art est une couverture aisée à tirer vers soi. Ne pas hésiter à découvrir le parcours et l’évolution de ces artistes.  Le budget peut passer de simple au double selon le statut , la notoriété et les prétentions de l’artiste.

 

-         Le photographe professionnel : D’aucuns vous dirons que « professionnel » est le terme qui garantirait à lui seul la qualité d’un vrai reportage, que le matériel photo à toute son importance pour qu’un photographe soit digne de ce nom. A cela je répondrai « FAUX » !

Ne vous laissez surtout pas convaincre par les artifices matériels avec lesquels certains photographes peuvent essayer de vous éblouir ! J’appelle tout simplement cela de la contenance qui n’a aucun rapport avec la qualité de ce genre et c’est bien en tant que professionnelle que j’en aurais fait l’expérience.

 

On ne peut écarter l’idée qu’un certain « équipement » a toute sa spécificité dans plusieurs domaines bien ciblés de la photographie. Pour vous donner une brève idée : dans la publicité où les photographies ne doivent pas descendre d’un certain niveau de qualité où les images seront exploitées dans des dimensions hors normes (panneaux publicitaires pour ex). Mais qu’en est-il du reportage courant tel que les reportages de mariages ?  Nous parlons alors de sur-équipement. C'est-à-dire quand l’équipement du photographe dépasse, de trop parfois, celui qui suffirait amplement. Dans ce cas, rien n’assure que le photographe dont il est question soit dans une maitrise totale de son équipement qui demande en général certaines connaissances et pratiques.

Dites-vous alors que si un photographe professionnel a plus de chance  et d’occasions de cultiver son expérience (faut-il encore que ce soit bien fait)  la seule garantie que ce terme vous apporte est que ce dernier paye « des charges et des impôts ».  Il se distingue par un numéro siret, son activité est déclarée ce qui lui permet de vendre ses services « publiquement/officiellement »  selon des grilles tarifaires, des packs, des devis personnalisés.

Mais là encore ? Surtout lorsque l’on constate que les numéros siret sont à multi usages et que la photographie ne bénéficie toujours pas d’un « statut spécifique »  à part entière. Un épicier déjà en place peut très bien élargir son activité avec son numéro siret sur la photographie. Le client vérifie t’il vraiment ces détails ? Il semblerait que non.

 

Je reste persuadée que le savoir faire et l’expérience de chacun n’est finalement pas propre au statut qu’il porte. Un artiste, un passionné, un amateur peuvent avoir bien plus de talent qu’un professionnel très mauvais. C’est pourquoi il est très important de se pencher sur la découverte des travaux de tel ou tel photographe avant de se décider. Les regards ne sont pas les mêmes, ni les techniques, ni les expériences de vie, ni les styles et c’est finalement le client qui est à même de décider et d’évaluer depuis son propre ressenti, ses envies, son jugement et ses goûts.

 

Un photographe ne se distingue que par son regard et non pas que par le matériel qu’il utilise ou son statut. Ce qui ne veut pas dire que les garanties que peuvent vous apporter certains professionnels ne se valent pas forcément, n’hésitez pas à comparer, demander des avis différents.

 

Sachez qu’un vrai travail sur un reportage demande du temps. Il est quasiment impensable qu’un photographe puisse vous proposer un reportage à prix cassés ou réduits sans qu’aucune incidence ne puisse avoir lieu. Considérez que c’est un long travail soigneux qui demande du temps (variable selon chaque photographe) … oubliez ceux qui pourraient vous livrer le lendemain avec photos sur cd… accordez du délai pour que les résultats soient au rendez-vous.

 

Finalement, l’évaluation d’un photographe, la comparaison des photographes entre eux, se fait à partir

de critères objectifs. Les critères subjectifs vous appartiennent et souvent y contribuent la relation et l’échange mise en place ou pas avec le photographe.

 

Ciblez vos envies et les besoins qui en découleront. La capacité du photographe à y répondre favorablement ou à vous entrainer et vous faire dévier de vos objectifs. Même si le photographe doit normalement vous apporter toute sa part de conseil, d’idées et d’innovations,  d’autres en revanche vous amèneront sur des terrains desquels ils ne sont pas à même de sortir.

Soyez curieux ! Mesurez la qualité des produits et ce que vous conseillent les photographes. Tous les prix ne se valent pas même si d’autres se justifient. Sondez le net, regardez ce qui se fait sur la toile, aujourd’hui encore j’entends parler de photographes qui n’hésitent pas à présenter de faux books ou faussent galeries avec des photographies d’autres photographes. Souvent en se promenant sur internet on découvre quelques tromperies de ce genre.

 

Voici donc quelques conseils de base... j'y reviendrai.

 

K.ROll

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