PARTOUT JE VOIS DES ECHOS DE

 

" PARTOUT JE VOIS DES ECHOS DE MOA "

 

Partout je vois… des échos de moi .

Un petit rayon satin, 
Faufilé par la fenêtre d’un matin,
Les rires enfantins chatouillés sous ma couette,
Le parfum léger des gestes effleurés, 
Le poids des larmes à tremper les chagrins…
Et je vois… tous ces échos de moi…

Tartine au miel, café amer, 
Se fondre au creux de la tasse…
Se la couler douce, s’empêtrer dans ses lacets,
Tirer sur le starter à commencer la journée,
Ménager les tactiques de fille ... brailler…
Papillonner des cils… regarder dans le miroir…
Et voir…. tous ces échos de moi…

Cheveux emmêlés, tout recoiffer…
Pomponner les manières … 
Planquer son farfouillage ... la jolie pagaille 
Dans les tiroirs, dans les placards,
Se noyer dans les dentelles, les cotons délavés,
Allure de fille « sac à patates »
Allure de femme « talon aiguille à tout dévaler »
Et je vois… tous ces échos de moi…

Slalum dans les files des têtes à penser,
Croiser des rêves qui attendent leur ticket,
Circuler, zigzaguer entre les nombrils à deux pattes,
Sauter dans la flaque, éclabousser, se noyer,
Préméditer son naufrage dans la toile,
Se fondre dans la masse, sans angoisse,
S’évader… s’envoler… planquer ses secrets…
Et je vois … tous ces échos de moi…

Suivre les reflets, la surface qui ondule, martelée…
Un regard, un sourire de passage… ne rien dire…
Oublier des instants, cachés sous les godasses … cavaler... 
Faire des grimaces , éloigner les mauvais présages, 
Enfiler des colliers ou des chaines à clinquer…
S’emprisonner ou crier sa liberté…
Et je vois… tous ces échos de moi…

Le bruit des couloirs, un train qui passe,
Renverser les décors quand ça déraille…
L’intrus planqué dans l’ombre,
Des minutes à l’arrêt tendues aux poignets,
Tout retenir, saisir, fuir , tout recommencer…
Des perdus de vue retrouvés,
Au coin d’une rue, se souvenir et s’enlacer, 
D’autres qu’on connait évités,
Sur les boulevards des trottoirs ... s’ignorer,
Laisser passer les remords, les regrets… bâillonnés…
Essuyer… soigner, d’un revers de manche… oublier…
Et je vois… tous ces échos de moi…

Les vœux noyés dans les fontaines, 
Aux espoirs rouillés, 
Qu’on use sous la force à trop vouloir faire briller… 
Les p’tits tas accumulés, 
Prêts à s’écrouler … s’abstenir, supporter…
Encaisser Les chocs, suivre les ricochets,
Les cailloux jetés au fond des puits … éparpillés…
Interroger d’une oreille…
Entendre les sons remonter,
s’accrocher sur les parois… 
Jongler avec les caprices du ciel, 
Les humeurs balancées au-dessus de nos têtes,
Souffler sur la flamme, la laisser partir en fumée,
Dessiner des nuages… évaporés…
Et je vois… tous ces échos de moi…

Des labyrinthes à traverser, 
Passer les chemins qui ne mènent à rien, 
Dessiner sa route sur la carte des destins…
Laisser passer la lumière à travers les volets, 
Quand le soleil passe à l’Ouest, que les hivers sont annoncés…
Des vides remplis, des trop pleins pas assez vidés,
Des cadres à mettre dans la boite, bien ranger…
Passer à la caisse, sans attendre la monnaie.

Et c’est la course folle… tourner les « sens » en farandole !
Laisser tout s’envoler …. Sans compter…
Écouter son regard , il reviendra dire… 
Cet écho … qu’on cherche parfois toute une vie.

K.ROLL

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